
T’sais, les beaux petits muffins qui sentent le ciel… ceux qui te regardent (presque) en disant : « Achète-moi! Je serai délicieux! »
Et tu mords… dans ce que tu croyais être du chocolat… pour te rendre compte que c’est des raisins secs!
Le raisin sec, c’est bon. Quand on sait que c’est des raisins. Mais si on nous vend du chocolat… allô la déception!
C’est pareil dans la vraie vie, non?
Que ce soit un premier rendez-vous, un dessert trop beau pour être vrai, une offre d’emploi ou une école qui vante ses mérites… si ce qui était « vendu » au départ ne correspond pas à la réalité, la déception est inévitable. Et tu as le droit d’être déçu.e!
Bon, si c’est un muffin aux raisins annoncé, ça va! Mais dans une relation, c’est différent. Le naturel revient toujours. Quand j’avais une vingtaine d’années, quelqu’un m’a dit : « T’sais Nath, si dans le premier mois que tu fréquentes quelqu’un, il y a quelque chose qui accroche, laisse tomber! Parce que c’est ça qui fera en sorte que dans 2-3-4 ans, ça ne fonctionnera plus! »
Ça m’est resté. Parce que c’est vrai. Si une personne dit : « moi, j’aime que la vaisselle soit faite avant de me coucher » et que toi aussi tu y tiens… imagine après quelques semaines si la cuisine est en état d’urgence! Et quelques années plus tard… tu vois le portrait.
C’est pareil au travail. Si, dès le début, tu sens que ça grince, magasine! Ce n’est pas normal de se sentir incompétent dans ta zone de génie. Oui, apprendre de nouvelles choses fait partie du chemin, et c’est même sain. Mais croire que « c’est toi le problème » alors que tu as les compétences… non. Ne diminue pas ta valeur.
Quand tu termines ta journée, ton rendez-vous ou même une rencontre, tu ressens un arrière-goût amer. Pas forcément parce que c’était mauvais, mais parce que ce n’était pas ce que tu croyais. Tu avais acheté l’idée du chocolat, et tu te retrouves avec un goût qui ne correspond pas à tes attentes.
Si tu passes ton temps à te dire : « Ce n’est pas si mal finalement », « Je vais m’habituer », « Ce n’est pas exactement ce que je voulais, mais ça va », c’est un signe clair. Le vrai chocolat n’a pas besoin d’explications. Quand c’est aligné avec tes valeurs, ça goûte bon tout de suite, sans contorsion mentale.
Le piège le plus sournois, c’est quand tu commences à croire que tu ne mérites pas le chocolat. Tu te dis que peut-être tu devrais te contenter des raisins secs. Que tu es trop exigeant.e, trop difficile. Alors que non! Ce n’est pas toi le problème. C’est la situation, la relation ou le contexte qui ne correspond pas à ce que tu avais choisi au départ.
Tu sais ce que tu es. Tu sais ce que tu vaux. Tu mérites le respect. Tu mérites d’être ensevelie de chocolat si c’est ce que tu voulais. Ne te contente pas des raisins secs… le chocolat, c’est divin.
Et si, dans ta vie, tu choisissais toujours le chocolat qui te ressemble? Une réflexion toute simple, entre deux bouchées de sandwich.
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